La tuile romane

tuile romane

La tuile romane, dite aussi tuile canal ou double romane, fut utilisée pour la couverture des habitations dans tout le bassin méditerranéen vers 500 avant J.-C. Une tuile aux tons nuancés devenue, de nos jours, un véritable symbole de l’architecture provençale. La tuile romane présente la forme d’un demi-cylindre prolongé, d’un côté, d’une surface plane. Matériau de couverture en terre cuite, la tuile représente un savoir-faire historique.

Différentes étapes sont nécessaires à sa fabrication traditionnelle :

  • l’extraction de la matière première en carrière d’argile ;
  • l’argile est mélangée à de l’eau pour obtenir une pâte consistante ;
  • les tuiles sont moulées ;
  • on les sèche au soleil ;
  • la dernière étape consiste en une cuisson à quelque 1000 degrés.

La tuile romane apporte un certain cachet et, ainsi, une plus-value, à une construction. Elle connaît toujours un succès auprès de ses amateurs et ce dans tout l’Hexagone et en Corse. On la trouve aussi en béton, c’est la tuile minérale.

Une tuile produite en usine

La tuile romane se dit de grand format. Elle est désormais confectionnée, comme toutes les autres tuiles, dans des usines équipées de matériel ultramoderne. Si l’argile est toujours prélevée dans des carrières, et le processus jusqu’à séchage identique, hommes et machines procèdent en plus aux étapes du dépilage, du triage et de la palettisation. Ces termes ont été créés pour ces tuiles fabriquées à grande échelle.

Outre des tuiles en terre cuite, des usines produisent des tuiles minérales. Cette nouvelle génération de couverture est élaborée selon un mélange très précis de béton, d’argile, de sable et de pigments, car les tuiles ne sont plus nécessairement de couleur rouge orangée. Elles peuvent être bleues, vertes, jaunes, etc.

Pose de la tuile romane

La tuile romane se pose selon un système d’emboîtement qu’il est conseillé de confier à un charpentier-couvreur. Que ce soit lors d’une restauration partielle ou pour une toiture complète, il s’agit de respecter les dispositions du Document technique unifié (DTU). A savoir :

  • un assemblage longitudinal ;
  • avec un closoir ventilé et à sec ;
  • des joints croisés ou droits ;
  • tolérance d’un jeu d’assemblage transversal de 1 mm ;
  • écran de sous-toiture en région exposée aux caprices météorologiques ;
  • sur des toits pentus entre 29 et 39°.

En zone particulièrement exposée aux vents forts, les tuiles doubles romanes nécessitent une fixation.

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